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mardi 31 janvier 2006

Marianne à la baisse

Dans la fadeur des news magazines français, un seul titre sortait du lot, c'était Marianne. Bien qu'orienté politiquement, ce titre faisait mes délices car il osait déteindre et sortir du conformisme ambiant, avec une honnêteté intellectuelle remarquable. Contrairement à d'autres, son rédacteur chef sait faire son autocritique et livre au public ce qui est habituellement en "off", ce qui est très sain pour la démocratie.

Il serait bon qu'il en remette une couche car régulièrement, la rubrique "Tu l'as dit bouffi" dérape et tombe dans l'attaque basse et facile. Désormais, c'est dans tous les numéros que je bondis. Un seul exemple tiré de la dernière livraison, page 13 je cite "Edouard Balladur au JDD: 'Je suis partisan du régime présidentiel qui ferait que l'assemblée nationale ne pourrait plus renverser le gouvernement' commentaire de Marianne: Mais c'était le cas du régime soviétique sous Brejnev et espagnol sous Franco. Des regrets?" C'est tout simplement pitoyable... Le journaliste de Marianne utilise les grosses ficelles de l'amalgame facile, faisant implicitement passer Edouard Balladur pour un extrémiste. Aucun sens de l'écoute ou de l'analyse, juste de la démolition, et en plus sur des propos qui ne prêtent pas à polémique. La plupart des brèves sont du même tonneau. Il est plus que temps de réagir !

samedi 28 janvier 2006

Le CPE, à l'école du réalisme

Le gouvernement de Dominique de Villepin présente un contrat première embauche. Ce n'est pas le première fois que l'on propose une solution à la question délicate de l'entrée des jeunes dans la vie active. Contrairement à ce qui a pu être lancé dans le passé, le CPE se veut pragmatique. Mieux vaut une avancée modeste mais réelle qu'un projet magnifique qui reste dans les cartons ou pire, qui échoue lamentablement comme les emplois jeunes de Jospin. Les jeunes qui sortent de l'école, il faut le reconnaitre, ne sont pas des salariés immédiatement opérationnels. Le système scolaire français dispense un enseignement très théorique (comment peut-il en être autrement avec des enseignants qui bien souvent, n'ont jamais quitté les salles de classe) qui ne répond qu'imparfaitement aux besoins du monde du travail. Ces jeunes qui arrivent sur le marché du travail, il faut les former, ils manquent parfois de maturité, de stabilité dans leur projet professionnel. Comment demander à une entreprise d'investir sur un jeune pour le former, quand celui-ci ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie? Les solutions de pseudo-fonctionnarisation des jeunes ont été tentées par les socialistes avec les emploi-jeunes. On voit bien où cela a mené, dans une impasse, où des milliers de jeunes ont gaspillé cinq années de leur vie et se retrouvent parfois, à la fin de leur contrat, aussi démuni d'expérience et de formation qu'au début. Ce sont les entreprises et le secteur privé qui fournissent les emplois, c'est donc là qu'il faut agir. C'est ce que fait le gouvernement de Villepin. Il prend le monde tel qu'il est et s'attaque aux abus criants que dénoncent très justement les stagiaires exploités. Les propositions et le dispositif est à discuter, le Parlement est là pour cela, mais au moins, reconnaissons l'effort et le réalisme de la démarche au lieu de critiquer à priori par pure idéologie.