Je pensais m'ennuyer. Raté ! Après un début laborieux, Ségolène Royal a su se montrer teigneuse, au point de paralyser Sarkozy. Elle le coupe, ose tout, sans qu'il ne puisse répondre, sous peine de de passer pour un misogyne. Amusant, car elle ne se prive pas pour couper son adversaire.

Au final, on s'achemine vers un match nul. Pas de KO de part et d'autre, une Ségolène hargneuse, un Sarkozy bien inhibé. Tout ce qu'on attendait est sorti, y compris les passes d'armes. Elle cherche à le faire passer pour un excité, il cherche à la faire passer pour une incompétente.

On nous promettait du projet contre projet. On a eu une bataille de chiffonniers. Dommage, mais qu'attendre de plus d'un duel aussi serré ? Chacun trouvera que son champion a gagné.

Jules exigeant de récupérer sa bestiole, je rend l'antenne

1 h 18, reprise, une fois rentré à la maison, la bestiole de Jules ayant rendu l'âme faute de batterie. Sarkozy a été inhibé par la tactique agressive de Royal. Elle a bouffé Strauss-Kahn et Fabius, qui ne sont pourtant pas des perdreaux de l'année, en leur collant l'image de machiste à la moindre attaque : "diriez vous cela si j'étais un homme ?". Et ça marche ! Sarkozy était sur la défensive, car c'est lui qui avait le plus à perdre.

Au final, Victoire de Ségolène Royal, aux points et à l'agressivité, mais insuffisant pour combler son retard. Cela ne changera rien au vote final. C'est ce qu'on aussi conclu mes compères de lieu-commun.