Augustin Legrand, figure emblématique (et médiatique) des sans-abri du canal Saint-Martin s'est vu proposer une mission par Christine Boutin. Elle souhaitait lui confier le suivi de l'application du plan grand froid. Il a refusé.

C'est pourtant en plein dans le champ de son engagement, mais au lieu de ne s'occuper que des riverains du canal Saint-Martin à Paris, il aurait pu s'investir et agir (un peu) en faveur de tous les sans-abris et les mal-logés. Quand on est pleinement investi en faveur d'une cause, on ne rate pas une occasion pareille de mettre un pied dans le dispositif officiel, même s'il faut être lucide sur les possibilités que cela permet de réaliser. Cela n'aurait pas dû lui poser de difficultés, surtout que là, on ne lui donne pas la responsabilité de la mise en oeuvre, on lui demandait de superviser, c'est à dire de contrôler la bonne application de ce plan. Il y a un moment où il faut savoir franchir le pas. Martin Hirsch a osé le faire, car il estimait que le poste qu'on lui proposait lui permettait de faire avancer la cause dans laquelle il s'est investi, et que cela contrebalançait les inconvenients (faire partie d'un gouvernement de Droite) de cette acceptation. Il faut savoir prendre ses responsabilités !

Augustin Legrand m'apparait aujourd'hui comme une baudruche qui se dégonfle. Il est tout juste bon à faire de l'agitation médiatique, à prendre des positions tribuciennes, mais dès qu'on parle responsabilités, c'est la fuite.