L'Etat n'est pas une agence de voyage
Par Samuel, dimanche 25 novembre 2007 à :: Politique :: #586 :: rss
Alain Delon se vexe que l'on n'ait pas daigné, à l'Elysée, lui indiquer s'il serait ou non du voyage de Nicolas Sarkozy en Chine. Finalement, il n'y a pas été, bien qu'il ait été finalement invité (rattrapage de branche) à la dernière minute. Mais on ne traite pas Alain Delon, play-boy en retraite comme cela. Il connait le président, il connait aussi visiblement des journalistes au Figaro.
Première chose, il faut que certains arrêtent de squatter les pages des grands quotidiens nationaux pour faire passer leur messages et régler leurs comptes personnels. D'habitude, c'est dans les pages "opinions" ou "rebonds" que cela se fait. Là, c'est carrement dans les pages "normales". Une bonne fois pour toutes, les petites humeurs du microcosme parisien, on en a rien à cirer !
Deuxième chose, qu'est ce qu'Alain Delon allait foutre en Chine avec Nicolas Sarkozy ? Qu'est qu'il apportait à ce voyage ? On en parle peu, mais dans tous les voyages officiels, que ce soit d'un ministre ou d'un président, il y a toujours une foule d'accompagnateurs. Je comprend qu'un président de la république française en visite officielle se doive d'avoir une "suite" pour montrer sa puissance, son importance. Dans ce troupeau, on trouve des personnes qui y ont effectivement leur place : des ministres, des chefs d'entreprises (contrat es-tu là), des journalistes, des collaborateurs proches, des personnalités connaissant bien le pays et susceptibles de jouer utilement les intermédiaires (Jean-Pierre Raffarin par exemple).
Et puis il y a les parasites, comme Alain Delon, qui sont là uniquement pour jouer les faire-valoir, les pots de fleurs. C'est vrai qu'Alain Delon a encore une certaine notoriété, que cela fait classe de l'avoir avec soi. En échange, Alain Delon gagne une séjour touristique d'une semaine en Chine, dans des hôtels grand luxe, avec receptions officielles, champagne et petits fours. Le tout aux frais de la princesse... Mais franchement, on peut s'en passer d'Alain Delon, la preuve, il est resté en France. Le problème, c'est qu'il ne doit pas être le seul à avoir profité du système. Je serais curieux d'avoir la liste de la délégation française pour ce voyage, avec pour chaque nom, un petit commentaire sur ses fonctions et la justification de sa présence dans la délégation ainsi que le coût (pour le contribuable français) par tête de pipe de ce voyage en Chine.
On a sans doute là une belle source d'économies potentielles !
Commentaires
1. Le dimanche 25 novembre 2007 à , par Lancelot
2. Le dimanche 25 novembre 2007 à , par pollicarpe
3. Le dimanche 25 novembre 2007 à , par caly
4. Le lundi 26 novembre 2007 à , par beg
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6. Le lundi 26 novembre 2007 à , par authueil
7. Le lundi 26 novembre 2007 à , par YR
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9. Le lundi 26 novembre 2007 à , par authueil
10. Le lundi 26 novembre 2007 à , par Emmanuel M
11. Le lundi 26 novembre 2007 à , par john.reed
12. Le mardi 27 novembre 2007 à , par François
13. Le jeudi 29 novembre 2007 à , par zadvocate
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