La brigade financière perquisitionne chez Julien Dray. De sombres histoires d'argent, avec des chèques d'un montant total de 102 000 euros qui auraient transité par SOS-Racisme puis Julien Dray pour aller on ne sait où.

Gardons nous de toute conclusion hative, mais quand même. Il n'est jamais bon pour les politiques de se retrouver dans des circuits d'argent. En quoi un député a-t-il besoin qu'on lui fasse pour 102 000 euros de chèques ? En quoi une association du genre SOS Racisme a-t-elle besoin de faire transiter de l'argent via son attachée de presse ? Il y a un trésorier, ce devrait être lui et lui seul qui devrait revenir le maniement de l'argent !

Je ne peux pas m'empêcher de rapprocher cela de la passion de Julien Dray pour les belles et couteuses montres, dont certaines ont été réglées avec d'importantes sommes en liquide. A l'époque, il s'en est tiré en déclarant que l'argent venait de la vente d'autres montres de sa collection. Cela n'a peut être aucun lien, mais il n'empêche, un homme politique se doit d'être au dessus de tout soupçon sur la question de l'argent.

Après l'ISF de Ségolène Royal et de François Hollande, voici qui resurgit la collection de Julien Dray. Un tel étalage n'est pas bon pour le PS car dans l'imaginaire collectif, l'étiquette "de gauche" rime mal avec richesse. Certains arriveront à justifier que l'on peut être socialiste et à l'ISF, mais pour beaucoup, cela reste antinomique. Le PS n'en a pas finit avec ses non-dits et ses ambigüités mal assumées !