Dans son discours du trône, en son château de Versailles, notre président a souhaité qu'une traque aux dépenses publiques inutiles soit organisée, notamment par les parlementaires. Au moins, ça les occupera et pendant ce temps-là, ils voteront docilement toutes les lois, même celles qui vont générer des dépenses bien plus importantes que les maigres économies qu'ils vont permettre de réaliser par ailleurs.

Dociles et fidèles, les députés s'exécutent. Cette semaine, la commission des lois et celle des affaires culturelles viennent de monter une mission d'information sur l'optimisation de la dépense publique. Ces commissions, créées juste avant l'été, vont faire des auditions en septembre et rendre un rapport mi octobre.

Ces commissions ne sont que de la poudre aux yeux. Comment voulez vous, en trois auditions, traiter le sujet des organismes publics inutiles. Cela demande un vrai travail d'évaluation, en profondeur, qui prend du temps que les parlementaires seraient bien en peine de mener secrètement. S'ils ont des choses à proposer, ils l'ont déjà fait, notamment dans les différentes propositions de loi de simplification du droit. A moins qu'en amont déjà, d'autres aient travaillé le sujet et aient ainsi des billes. Les auditions ne seraient alors que la présentation officielle d'autres travaux, que l'on se contente de mettre sous le couvert de cette commission, afin qu'elle en endosse la responsabilité politique. Et c'est habile, car qui peut avoir des billes, sinon le gouvernement ?

J'attends avec une certaine gourmandise les propositions que vont nous "pondre" ces deux commissions. Ca va canarder dur...