Le travail parlementaire est cyclique. Tout dépend des textes qui sont déposés sur le bureau de l'Assemblée et de leur inscription à l'ordre du jour. Parfois, vous n'avez pas grand chose en vue, et dans ce cas là, vous êtes presque à vous tourner les pouces. Par contre, il peut arriver que ce soit l'embouteillage.

En ce moment, je suis en plein dans les bouchons, en plongée profonde.

C'est la session budgétaire. Rien que ça, c'est beaucoup, car quand on est impliqué sur des sujets, il y a un moment où on passe forcement par la case "financement". Même si tout va bien que le budget ne pose pas problème, il faut quand même suivre et surveiller. Et un député qui travaille est toujours sollicité par différents lobbies pour déposer des amendements sur le budget. Tout cela, c'est du boulot pour l'assistant, avant pour préparer et déposer l'amendement, réunir les éléments de langage voire écrire l'intervention et après, pour "valoriser" le travail du parlementaire (le nirvana étant une dépêche AFP).

Il y a en plus les textes qui vont arriver, et qu'il faut travailler en amont. Depuis la réforme du règlement, les auditions préliminaires des rapporteurs sont ouvertes aux autres députés et aux assistants (au bon vouloir du rapporteur et à condition de ne pas prendre la parole). Cela permet de travailler un texte en profondeur, mais en même temps, plus d'excuse pour arriver comme un cheveu sur la soupe en fin de processus avec des amendements à la mord-moi-le-noeud. Et dans les prochaines semaines, j'ai beaucoup de textes qui vont arriver. C'est intéressant, passionnant même, mais prenant.

Tout ça pour vous dire que d'ici la mi décembre, le rythme de blogging risque d'être un tout petit peu diminué.